Fanny Taillandier, écrivaine sociale

Culture

Elle le dit elle-même : « Je ne suis pas du tout une autrice de polar, mais je suis ravie d’être invitée à un festival de polar. » Effectivement, nous ne pouvons qu’abonder dans son sens. Fanny Taillandier a beau être l’une des invités de Toulouse polars du sud – et participer pour l’occasion avec une rencontre publique, ce vendredi 9 octobre 2026, à la médiathèque – son dernier ouvrage – Sicario bébé[1] se range plutôt dans la catégorie roman noir, roman social.

« Un roman qu’on a beaucoup aimé et qui tombe pile-poil avec l’actualité », explique Dany. Et l’animatrice d’un soir de cette rencontre d’ajouter en préambule que l’autrice évoquent dans ses lignes « des jeunes qui essayent de s’en sortir ». Bien loin de cette jeunesse que d’aucuns politiciens préfèrent qualifier en des termes peu amènes, comme « désaxée » ou encore « décérébrée ».

Tout le contraire dans ce livre vivifiant – pour le synopsis et la critique, on ne peut que vous conseiller de vous reporter à l’avis de l’émission Les midis de culture – écrit au passé simple dans le langage des jeunes. « Quand les livres sont écrits au passé je rentre tout de suite dedans », confie Fanny.

À une question dans le public sur la « littérature engagée » dont « Sartre » serait la figure suprême (bien réducteur, ndlr), l’écrivaine répond subtilement : « Je ne fais pas de la littérature pour apporter des réponses. J’essaye plutôt de mettre du doute y compris sur mon propre regard. »

L’auteur de ces lignes préfère voir en elle une sociologue/géographe dont les héros du roman évoluent dans une ville moyenne de campagne en proie à l’arrivée du narcotrafic. Ou penser à la jeunesse périphérique de Ceux qui restent, de Benoît Coquard.

[1] éditions Rivages, 2026, 192 p. 19 €

 

[1] éditions Rivages, 2026, 192 p. 19 €